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Répression policière le 11 juin

Anti-Darcos à Nantes : la manif’dérape, les ripostes sont immédiates !

jeudi 12 juin 2008, par gd44

Les flics pour évacuer l’inspection académique mercredi 11 juin, c’est la réponse aux parents et enseignants qui luttent en Loire atlantique depuis plus d’un mois contre les mesures Darcos. Un collègue a été interpelé et sera à nouveau convoqué vendredi 13 au commissariat. Des actions départementales ont été programmées par l’AG parents enseignants

Dés jeudi matin, de nombreuses écoles étaient à nouveaux occupées en signe de protestation.
Les enseignants de nombreux groupes scolaire sont également rentrés en classe à 9H30 au lieu de 8H30 pour protester et demander l’absence de poursuite contre leur collègue arrêté.
Un appel à la grève est lancé vendredi 13 pour se rendre massivement au commissariat de Nantes pour le soutenir.

d’autres actions départementales sont prévues d’ici à la fin de l’année scolaire et pour la rentrée :

1/ Rassemblement Départemental

Samedi 14 Juin 2008 ,14 h 30, Préfecture de Nantes
A l’initiative de la FCPE 44 et appelée par l’intersyndicale Premier Degré 44

2/ Appel à l’Occupation Pacifique de toutes les Ecoles du département

Samedi matin 28 Juin 2008 ( 9 h - 12 h)

3/ Manifestation sous forme de chaîne humaine

entre l’Inspection Académique de Nantes et le Rectorat ( minimum 3000 personnes pour joindre les deux bouts)
Mercredi 2 Juillet 2008 à partir de 16 h 00 (heure à confirmer)

4/ Assemblée Générale (de rentrée)

pour les Personnels (suivi d’une action dans l’après midi)
Mercredi 3 septembre 2008 à 10 h
(lieu et ordre du jour à préciser)
(adoptée à l’unanimité)

Toutes et tous sont d’accord pour utiliser les vacances et amplifier les actions coup de poing afin de maintenir la pression et continuer à exiger :

- la création de 200 postes en Loire-atlantique

- le retrait des mesures DARCOS

- la création d’emplois statutaires publics pour lutter contre la précarité

A ces motions adoptée s’ajoutent suite aux provocations policières inadmissibles et la poursuite judiciaire potentielle engagée contre un de nos collègues :

- Rassemblement Jeudi 12 Juin à 17 h 30 devant la Préfecture de Nantes , pour protester contre ces violences inadmissible à l’égard de citoyens pacifiques (et gentils on nous le reproche assez !) qui veulent juste défendre l’Ecole de la République.

- Prévavis de grève déposé pour vendredi 13 Juin : rassemblement (le plus nombreux possible) devant le Commissariat de Waldeck Rouseau pour soutenir solidairement notre collègue à nouveau convoqué devant la Police


Des actions locales décentralisées à travers le départements se poursuivent

(nuit des écoles le 13 juin, occupation des inspections de circonscription le 18 juin, informations, etc...)

article de Ouest France sur les violences policière du mercredi 11 à l’IA :

Hier, 16 h 30. Quelque 400 enseignants et parents d’élèves manifestent à l’inspection académique de Nantes contre la réforme Darcos. Hier, 16 h 30. Quelque 400 enseignants et parents d’élèves manifestent à l’inspection académique de Nantes contre la réforme Darcos.
Les enseignants et parents d’élèves voulaient parler avec l’inspecteur académique. Les CRS sont venus les déloger des lieux. Cafouillage à Nantes.
Ça n’était pas au programme. Ils ont fini dans la soirée aux portes du commissariat principal de Nantes. Hier, la journée a brutalement dérapé pour les enseignants et parents d’élèves opposés à la réforme Darcos.

Retour sur les faits. Il est 20 h. Colère et protestations devant le commissariat Waldeck-Rousseau. Les manifestants réclament la remise en liberté de leur collègue, « seul Maghrébin dans les rangs ». Il a été interpellé dans l’après-midi par les forces de l’ordre alors qu’il occupait, avec d’autres, les bureaux de l’inspection académique. On lui reproche d’avoir retourné le doigt d’un policier dans un couloir de l’établissement, pris d’assaut par les anti Darcos. Il sera finalement relâché dans la soirée.

« Il risque gros. Sa carrière pourrait être mise en jeu ». Didier Hude, du syndicat enseignant FSU, s’inquiète pour l’instituteur placé en garde à vue. Enseignants et parents d’élèves s’avouent consternés. « On est venu à l’inspection académique pour dialoguer. On s’est retrouvé malmenés, agressés. C’est grave », lâche Céline, déléguée de parents d’élèves à Sainte-Luce-sur-Loire. Encore choquée d’avoir vu l’instituteur, « 50 kg tout mouillé, menotté dans le dos et serré par cinq CRS. »

Interloqué aussi, Rodolphe, assistant d’éducation à Nantes. « Les policiers nous ont violemment empoignés. Cinq CRS m’ont attrapé par le cou. » Bleus, contusions, malaises. Rodolphe et d’autres ont décidé de porter plainte.

La Préfecture précise de son côté qu’en tout trois policiers ont été blessés (deux légèrement) au cours du délogement des manifestants.

La manif’avait pourtant démarré gentiment. A 16 h, des merguez grillaient tranquillement dans la cour de l’inspection académique, ça fleurait bon les retrouvailles entre collègues. Et des enfants, venus avec leurs parents, courraient dans les coins. Mais la délégation, venue rendre sa copie Darcos biffée, trouve porte close chez Gérard Prodhomme, l’inspecteur académique. Les manifestants grimpent quatre à quatre dans les bureaux de l’éducation nationale. « On n’a rien cassé. Tout ça a été très pacifique », assurent-ils.

« On voulait juste qu’il nous écoute »

Vers 17 h, les CRS débarquent, évacuent les enfants en premier. Les manifestants résistent. Ils finiront par trouver un compromis. Quitter l’établissement à condition d’être reçus par Gérard Prodhomme. Qui finira par écouter leurs doléances dans la cour du bâtiment. Mais le dialogue garde un goût amer pour les manifestants. « On voulait juste qu’il nous écoute. Toute cette violence, c’était pas justifié. »

Isabelle MOREAU.
Ouest-France

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