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Le Perce Muraille n° 30 mars 2008

Questions sur les EPM à la direction de la PJJ

Bulletin d’information sur les EPM du SNPES-PJJ

mardi 11 mars 2008, par gd44

Dans son dernier bulletin le SNPES-PJJ appelle à renforcer les collectifs unitaires contre la politique et les structures d’enfermement des mineurs, et souligne l’importance d’exiger leur fermeture.

Nous nous retrouvons dans cette démarche, avec nos spécificités : refuser de travailler dans les prisons pour mineurs et un moyen de bloquer leur fonctionnement et de contribuer à leur fermeture.

Ici en Loire Atlantique, nous attendons la réponse de nos camarades du SNPES-PJJ 44 à nos propositions d’un collectif pour la fermeture des EPM, qui nous permette de travailler ensemble dans le respect de la diversité des approches et des sensibilités.

Le GD 44

RESISTANCE

Le SNPES-PJJ/FSU appelle tous les professionnels de la PJJ, quelque soit leur lieu de travail, à être vigilants sur ce qui se passe dans les EPM en diffusant toutes les informations qui peuvent leur parvenir et en organisant des réseaux pour faire circuler ces informations.
Nous appelons tous les professionnels de l’éducation à poursuivre et renforcer leur investissement dans des collectifs unitaires contre la politique et les structures d’enfermement des mineurs.
C’est une condition nécessaire pour faire vivre le droit à l’éducation à la PJJ.

Nos questions à l’AC sur les EPM...

Le suicide d’un adolescent et plusieurs événements graves et violents se sont produits récemment dans les EPM. Ces événements insupportables sont d’autant plus inadmissibles que les EPM nous sont présentés comme des lieux éducatifs. Dans les EPM, la logique pénitentiaire s’impose et les personnels de la PJJ sont instrumentalisés pour banaliser la détention. Malgré la volonté du Ministère d’imposer la loi du silence, les personnels nous transmettent des informations plus inquiétantes les unes que les autres dont les médias se font aussi l’écho.

C’est dans ce contexte et dans le cadre de notre opposition aux EPM, que nous avons interpellé l’Administration Centrale sur des questions qui concernent tous les EPM en activité :

(...)

Un climat de violence subi par les mineurs et inquiétant pour les personnels
existe aujourd’hui dans les EPM. Cette violence inhérente au système carcéral est exacerbée par l’organisation de ces établissements.
Le directeur de la PJJ ne nous a pas apporté beaucoup d’éléments nouveaux. Sur le choix des lieux d’incarcération, il a déclaré s’être opposé au transfert à Borgo des 6 mineurs incarcérés en qualifiant cette initiative d’inadmissible (de fait, alors qu’il avait été annoncé en Corse, le transfert n’a pas eu lieu). De même, il a déclaré ne pas être au courant des lettres de motivation et vérifiera nos informations. Enfin, il préconisera que les EPM accueillent plutôt les mineurs condamnés.
Sur les conditions de fonctionnement des EPM, il a annoncé qu’une expérience s’était mise en place à Meyzieu : pour les jeunes en difficulté avec le collectif, une unité particulière fonctionnera avec 4 à 6 jeunes pour 6 éducateurs pour permettre une adaptation progressive au collectif avec un aller et retour possible vers les unités classiques. Le Directeur considère, qu’en aucun cas, cela ne pourrait s’apparenter à une mise à l’écart disciplinaire.

De même, il a précisé que la part des activités collectives serait adaptée, car 60 heures par semaine, c’était trop important.
Sur les rapports avec la pénitentiaire, il a affirmé qu’il n’existait aucune pression et qu’il s’agissait simplement de la confrontation de deux cultures. Pourtant, la théorie du binôme serait réinterrogée pour laisser plus de place à la fonction de chacun. Enfin, il a soutenu qu’il n’y avait pas de sous-effectif chronique ce qui est une manière de ne pas répondre à notre demande de refus d’ouverture de nouvelles unités.
Et bien entendu, le DPJJ a réaffirmé qu’il n’était pas question de remettre en cause le programme EPM qui était un dispositif en construction dont le but était d’utiliser le temps d’incarcération le mieux possible. C’est sans doute pour « rentabiliser » ce temps que notre Directeur a récemment déclaré que les éducateurs ne devaient pas s’empêcher de demander des orientations en EPM. 
Nous réaffirmons que le système des EPM produit une grande violence du fait de l’incarcération à laquelle se rajoutent les activités intensives et obligatoires. Cela confirme ce que nous avons dit depuis le début en
dénonçant la banalisation de l’incarcération et l’impossibilité d’éduquer en prison. Si la situation des personnels intervenant en EPM sont des préoccupations que le SNPES-PJJ/FSU défend avec la plus grande vigueur, comme d’autres organisations syndicales peuvent le faire, cela ne peut s’entendre sans réaffirmer l’opposition à l’existence de ces structures et sans mener le combat pour leur fermeture. Et cela, pour rester cohérent dans la défense du droit à l’éducation pour tous les mineurs en difficulté.

Le texte complet ici

ou téléchargez le Bulletin en pdf ci-dessous

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