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Mettre en échec le gouvernement, c’est maintenant !

mercredi 6 novembre 2013, par gd44

Depuis la rentrée de septembre la colère monte contre la politique éducative du gouvernement qui poursuit toutes les contre-réformes que nous avons combattues sous Sarkozy, et qui les approfondit sans répondre aux revendications des personnels.
Face à cela, des personnels comme des lycéenNEs ont commencé à se mobiliser.

Dans les écoles, le décret Peillon sur les "rythmes scolaires s’applique depuis la rentrée pour 20% des élèves. Déjà les témoignages des enseignantEs, des personnels municipaux et des parentEs d’élèves concordent pour décrire une dégradation sans précédent des conditions de travail et d’apprentissage. Toutes les remontées indiquent des écoles "noyées" dans le périscolaire, une surcharge de travail, pour toutes les catégories de personnels, des enfants perdus dans la désorganisation, en pleine confusion quant au repérage des catégories de personnels et dans leur emploi du temps, et épuisés par des journées à rallonge. Sans compter les atteintes à la gratuité, les activités périscolaires pouvant être payantes. Cela est lié à un début de mise sous tutelle des écoles et des maîtresSEs par les pouvoirs locaux.

Ce désastre observé ne doit rien au hasard, il s’agit là des effets inévitables d’un décret dont la vocation même est d’ouvrir une brèche dans le cadre national de l’enseignement via le "projet éducatif territorial" en corrélation avec la loi d’orientation Peillon sur l’école. Tout ceci ne peut mener qu’à l’explosion des inégalités suivant les communes, à la remise en cause des statuts nationaux (flexibilisation du temps de travail), et à des conditions de travail inacceptables pour les personnels municipaux où la précarité est massive.
Dans de nombreuses villes, des mobilisations sont apparues avant les vacances. Pour les prochains jours, des grèves de plus en plus nombreuses de syndicats nationaux (SUD-FO-CGT) et de sections départementales, un rassemblement national (SNUipp)… sont annoncés. Désormais, l’heure est au combat d’ensemble, qui passe par la réalisation de l’unité syndicale pour :

- l’abrogation du décret Peillon, et non sa "bonne" application ou son aménagement, donc le boycott des structures de "concertations" diverses et variées ;

- la construction de la grève à cette fin ;

- la convergence et l’auto-organisation à la base, en impulsant dans les villes et les secteurs des AG ouvertes à touTEs (enseignantEs, personnels municioaux, parentEs) pour l’abrogation du décret Peillon ;

- la démonstration qu’au lieu de cette contre-réforme, ce que veulent les personnels c’est la satisfaction de leurs revendications : diminution d’élèves par classe, rétablissement de tous les postes supprimés, de tous les RASED, des recrutements en personnels ATSEM (une ATSEM à plein temps et sous statut dans chaque classe) et territoriaux en fonction des besoins, la titularisation des personnels précaires…

De même, les organisations de jeunes UNL, FIDL et UNEF, au côté d’associations et de syndicats, appellent à des mobilisations. L’un des aspects les plus scandaleux de la politique gouvernementale, a été constitué par les expulsions de Leonarda et Katchik, parmi beaucoup d’autres, montrant jusqu’à quel point la xénophobie d’Etat entretenue au plus haut niveau du pouvoir, et particulièrement virulente contre les Roms, pouvait aller. Là aussi, le gouvernement s’inscrit dans le droit fil du précédent : poursuite des expulsions, traque des sans-papiers, déclarations xénophobes et stigmatisation des populations les plus fragilisées…
La mobilisation initiée dans les lycées parisiens exprime non seulement une solidarité totalement légitime, avec un ou une camarade de classe dont le droit à l’éducation est bafoué, mais plus généralement le refus de cette politique et une aspiration à l’égalité des droits.

Il est de la responsabilité des organisations syndicales d’affirmer clairement leur solidarité avec ce mouvement, dont les revendications convergent avec les leurs :

- pour l’arrêt des expulsions et la régularisation des sans-papiers, et donc la fin des atteintes au droit aux études et à la formation professionnelle pour tous les jeunes sans-papiers

- en appelant les personnels à soutenir la lutte lycéenne, par les moyens appropriés notamment la grève. La solidarité avec ce mouvement est en effet le meilleur moyen pour empêcher une répression policière de plus en plus importante contre les luttes de la jeunesse.

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