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EPM de Meaux-Chauconin

mardi 26 mai 2009, par gd44

De retard en report, l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Meaux-Chauconin pourrait accueillir non pas des adolescents mais des adultes condamnés à de courtes peines.

La prison pour mineurs pourrait ne pas ouvrir

Avant même son ouverture, retardée depuis la fin 2008, l’avenir de l’établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Chauconin-Neufmontiers semble bien compromis. Implantée à côté du centre pénitentiaire, cette prison d’un genre nouveau n’accueillera pas de sitôt des détenus mineurs. Le personnel de direction a appris jeudi qu’il sera mis à la disposition d’autres prisons à compter de la semaine prochaine.
Arrivée il y a deux ans, la directrice ira épauler ses collègues du centre pénitentiaire voisin, dont le quartier mineurs de 20 places n’a d’ailleurs jamais ouvert. Le directeur adjoint est invité à rejoindre la prison de Villepinte (Seine-Saint-Denis).

« Quel gâchis ! » selon le syndicat FO

Ce nouveau report d’ouverture ressemble fort à un revirement. Les quartiers mineurs des prisons françaises affichaient au 1 e r mars un taux d’occupation d’à peine 58 %. En 2002, quand le ministre de la Justice avait pris la décision de construire sept EPM en France, le pays connaissait un pic de plus de 900 mineurs incarcérés. Il est descendu aujourd’hui à 680. Les six EPM de France sont à moitié occupés. Celui de Meaux-Chauconin représente un investissement de 15 millions d’euros.

Le directeur adjoint avait commencé à élaborer le projet pédagogique en 2005. A ce jour, l’établissement a recruté 71 personnes dont 39 surveillants, 23 éducateurs et personnels de la protection judiciaire de la jeunesse, 2 enseignants. Tous, avec la direction, travaillaient sur les projets éducatifs, le contenu des vingt heures de cours et de formation par semaine, les ateliers de mode et de restauration de meubles…

« Quel gâchis ! déplore Julie Boyannick, surveillante et déléguée FO de l’EPM. C’est intéressant de voir où passent nos impôts et le peu de considération pour le personnel. Tout cet argent dépensé aurait pu servir à améliorer les conditions de détention ou à agrandir les prisons. Depuis la remise des clés des locaux, en mars, nous sommes quinze surveillants à garder les murs, jour et nuit. On sentait que l’ouverture traînait, il n’y avait pas assez d’infirmières ni de professeurs. »

Le principal syndicat de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) se félicite de ce qui ressemble à une mort-née : « La mission principale de la PJJ est d’intervenir en milieu ouvert et non pas en prison, estime Carlos Lopez . Reste les six autres EPM ouverts, des structures énormes, très coûteuses, alors que nous manquons de moyens. En Seine-et-Marne, il ne reste qu’un foyer pour mineurs géré par la PJJ, à Meaux. L’unité d’hébergement diversifiée pour jeunes majeurs, à Melun, fermera le 31 août. »

source : le Parisiendu 5 mai 2009

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