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Un collège Biométrique à St Herblain (44)

lundi 9 mars 2009, par gd44

Comment l’idéologie capitaliste (gain de temps, d’argent, de simplicité...) triomphe en réduisant le corps à l’état d’objet soumis à la machine...
Et comment on habitue dès l’enfance à se soumettre au contrôle pour le moindre de ses déplacements ou actes de la vie quotidienne.

Saint-Herblain

Pour manger à la cantine, l’élève herblinois doit montrer... sa main

Les 310 demi-pensionnaires se sont adaptés rapidement à ce système biométrique. Le lecteur rassure les parents certains de voir leurs enfants au self et facilitent la gestion de la restauration.
La biométrie est quotidiennement au menu du collège Le Hérault, à Saint-Herblain. Un appareil reconnaissant les contours de la main de chaque demi-pensionnaire facilite la gestion du self. Une première dans le département.

À la rentrée, les nouveaux élèves du collège Le Hérault, à Saint-Herblain, ont dû mettre la main à la pâte... ou plutôt, sur un lecteur de biométrie pour faire reconnaître leur contour. « Ça s’est passé très vite, une petite demi-heure par classe », signale Brigitte Legentilhomme, la gestionnaire du collège, initiatrice du procédé.

Depuis un an et demi en effet, l’établissement a adopté la biométrie pour faciliter la gestion de son self.

Lecteur de carte ou lecteur de biométrie ? La question s’est posée lors de la réfection complète de la restauration scolaire. « Le système par carte n’est pas l’idéal. On ne sait pas forcément si c’est bien l’élève qui mange, et non un copain à qui il prête la carte. En plus, les cartes cassées, perdues, demandent une gestion qui prend beaucoup de temps ».

Un système plébiscité par les familles

Désormais, la simplicité prime. Il est 12 h 30, des élèves attendent leur tour.

Un petit lavage des mains au gel désinfectant, un code à taper, la main à poser et le plateau repas sort. Il reste ensuite à déjeuner. Les élèves apprécient, exécutent le geste machinalement et rapidement.

Selon une enquête auprès des familles, 95 % d’entre elles étaient pour (sur 95 % réponses reçues). Les craintes liées à la biométrie - « ce mot qui fait peur » - sont balayées. « C’est la reconnaissance du contour de la main et non des empreintes, le fichier n’a qu’un usage exclusif pour l’intendance et la vie scolaire ».

« Une main, c’est gratuit ! »

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) oblige à annexer un lecteur de carte pour laisser le choix. 100 % des élèves passent par le système biométrique, une poignée d’enseignants gardent la carte.

Alisé, l’entreprise commercialisant ce contrôle d’accès par Biométrice RCM - qui a équipé 170 établissements en France - vante ses avantages, comme la baisse du coût pour les parents. « Les badges utilisés par les lecteurs de cartes coûtent en moyenne de 3 à 7 €. Alors qu’une main, c’est gratuit ! Les parents n’ont plus à supporter le coût de renouvellement des cartes plastique perdues, volées ou détériorées ».

L’appareil est un peu plus cher que le lecteur de carte (3 500 euros contre 2 600) mais à long terme, en tenant compte des frais de carte, l’opération n’est pas plus excessive.

Caroline Tréman

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