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Appel à candidature pour le SNES 44

vendredi 27 février 2009, par gd44

C’est la saison des élections au SNES. Y’a même un bureau départemental à renouveler (S2).

Si l’Emancipation veut pouvoir y présenter une liste, faut trouver 10 personnes, syndiquées au SNES dans le département, prêtes à mettre leur nom sur un papier.
Après, comme on ne risque pas de franchir la barre des 10% des suffrages (où alors c’est qui s’passe quek chose !), ça n’engage pas à grand chose de plus qu’à être repéré comme irresponsables notoires, et de faire grincer des dents du côté de nos petitEs camarades d’en face.

Vous trouverez ci-joints notre appel à candidatures qui paraitra dans le prochain bulletin départemental.

Si vous avez une grand mère soixantehuitarde qui garde un peu de pêche subversive, un voisin syndiqué atteins d’Alzeimer et qui vous fait une confiance aveugle, si vous connaissez de jeune rebelles fraîchement titulariséEs et pas encore contaminéEs par la morosité des salles des profs, ou tout simplement une ou deux personnes qui ont envie de mettre un peu de poils à gratter dans le faux col des responsables, parlez leur de cet appel, qu’on essaye au moins de faire grincher les grincheux-ses, rigoler les rieurs-ses, et secouer un peu tout le bastringue !

Appel à candidature de l’Emancipation

Vous n’en n’avez pas marre de ces conneries ?


A poor lonesome Tendance !

La dernière fois que l’Emancipation a présenté une liste pour le bureau départemental, c’était en 2005 : nous avions brillamment récolté 29 suffrages sur 432 votants.
Après un tel succès, nous avions renoncé à récidiver en 2007, préférant consacrer notre énergie à des choses plus palpitantes que la course aux voix pour la survie institutionnelle de la boutique. Nous ne nous sommes pas ennuyés, et vous trouverez un aperçu de nos combats sur notre site http://pays-de-la-loire.emancipation.fr/

T’as pas d’élus, on t’a pas vu !

Seulement il est un usage bien établi dans le département : si t’as pas d’éluEs t’existes pas ! Le bulletin t’est fermé, tes positions sont ignorées, tes campagnes boycottées, et tout travail militant dénié. Donc publier un appel à candidature, c’est finalement tout ce qui nous est concédé comme expression, alors allons-y.

La quadrature du cercle.

Comment être populaire dans le milieu enseignant, quand on se contrefout de la gestion des carrières, des avancées d’échelon, du point d’indice des heures sup’, du CV sur I-prof, et de l’accès à la hors classe ?
Comment être crédible face aux collègues quand on conteste la hiérarchie, celles des inspecteurs comme celle des salaires, que l’on refuse la domination des adultes sur les enfants, que l’on considère que familles et élèves doivent être acteurs dans l’école ?
Comment réussir dans le syndicalisme, sans courir après les heures de décharge, quand on critique le paritarisme, que l’on refuse les compromissions bureaucratiques et que l’on conteste le réalisme gestionnaire ?

Les vessies du capital sont les lanternes du syndicat…

Le triomphe du capitalisme et de ses serviteurs est partout visible : la planète crève, les guerres redoublent, la misère s’étend… et l’école n’en finit pas de plier sous les attaques, de la maternelle à l’université… Mais il faut être réaliste et ne pas demander l’impossible !
Depuis 2003 on nous balade de journées d’actions décousues en négociations raisonnables, par des luttes partielles et sectorielles. Alors qu’un des enjeux du syndicalisme serait de faire converger les intérêts du plus grand nombre dans une lutte globale contre tout ce qui nous opprime.
Continuer à prétendre que nous avons des intérêts particuliers à défendre ou à négocier c’est entretenir l’illusion que ce système est réformable, quand on constate chaque jour qu’il ne fait que précipiter l’humanité à sa perte. Rompons avec les illusions réformistes et contribuons à la prise de conscience qui s’impose par les luttes nécessaires. Mais cela ne rapporte pas de voix : ça effraie le quidam encore convaincu qu’il a quelque chose à perdre, à défaut de gagner ! Et puis c’est fatigant ! Or il faut choisir : se reposer ou être libre.

Le seul programme qui vaille

Le syndicalisme de cogestion et de collaboration de classe est en crise, tant mieux ! Faisons en sorte qu’il ne s’en relève pas, pour construire les outils de lutte et d’organisation dont nous avons besoin pour bâtir une alternative révolutionnaire au désastre qui s’étend.
L’école du Capital est malade ! Profitons-en pour mettre enfin l’éducation au service de l’Emancipation individuelle et sociale.
Car comme syndicalistes et pédagogues, nous persistons à dire avec Célestin Freinet qu’« il ne peut y avoir comme but à nos efforts que la société d’où sera exclue toute exploitation de l’homme par l’homme ».

On s’y met quand ?

Donc si vous êtes résolument moderne, bien à l’aise dans votre époque et votre syndicat, bonjour chez vous ! En revanche si, abominables passéistes, vous ne vous contentez pas du monde tel qu’il déraille, si vous gardez quelques velléités à peser sur le cours des choses, et à transformer l’école pour changer la société, alors nous avons peut-être une liste à faire ensemble.

contact :
emancipationgd44@no-log.org

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